9 comportements observés chez l’enfant vivant le deuil d’un être proche

1 | La dépendance anxieuse

C’est un attachement excessif à l’autre. L’enfant vit dans la crainte d’être séparé, de voir à nouveau disparaître ses proches et ne supporte pas de se retrouver seul. La peur d’être enlevé, perdu ou victime d’un accident peut être présente.


2 | La colère

Elle peut être liée à un ressentiment du fait d’avoir été mis à l’écart du processus de deuil (funérailles), ou du fait qu’il ne tolère plus la séparation. La réponse parentale est bien souvent la punition, ce qui peut alimenter le sentiment d’abandon.


3 | L’hyperactivité

L’enfant ne manifeste pas de chagrin mais s’exprime en effectuant des tâches nombreuses et incomplètes. Cela peut être renforcé par le refus des signes extérieurs de tristesse par les proches.


4 | Les troubles du sommeil

L’obscurité est propice à l’angoisse de mort, d’autant plus qu’un lien entre la mort et le sommeil peut être fait (« grand-papa fait dodo pour toujours »). Les cauchemars à répétition peuvent aussi être présents.


5 | L’identification au défunt

L’enfant présente les mêmes troubles que ceux de la personne décédée. Ce serait un moyen de maintenir la présence du défunt à travers lui et résulterait d’un mécanisme de culpabilisation.


6 | Les plaintes somatiques (douleurs corporelles)

L’enfant se plaint de douleur sans fondements. Cela serait une manière d’exprimer sa souffrance autrement, notamment quand l’expression du chagrin n’est pas tolérée par les proches.


7 | La dépression

Elle peut découler d’un sentiment de culpabilité. L’enfant a le sentiment durable d’être triste, n’a plus d’appétit, est très souvent fatigué, etc.


8 | Les équivalents suicidaires

Un désir de mort peut se manifester en adoptant des conduites risquées (marcher au milieu de la route par exemple). Cela résulterait d’un désir d’échapper à un sentiment de culpabilité et d’un désir inconscient de retrouver la personne défunte.


9 | La compulsion à soigner

L’enfant vient en aide à son entourage. Motivé par des commentaires l’incitant à être gentil et s’occuper de son/ses parents, l’enfant prend un rôle de parent. Il tente de réparer les autres et de se réparer lui-même.

Certains de ces comportements peuvent perdurer avec le temps (notamment la dépression) et avoir un impact sur l’estime et la confiance en soi. La manière dont le décès est parlé, dont il est vécu dans la famille et l’entourage tient une grande importance dans l’apparition de tels comportement. En ce sens, l’accompagnement de l’enfant qui vit un deuil est déterminant.

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